Actualités

SI L'HUMANITE SE METTAIT A CROIRE EN ELLE

Vendredi, 18 Mars, 2016

 

Si l'humanité se remettait à croire en elle ?

 

Le prochain Président(e) de la République, ferait bien de se méfier de ce qui se noue dans la tête des électeurs : un rejet profond et réfléchi de la politique.

 

C'est l'enseignement qu'il faut tirer des sondages successifs censés, depuis les dernières élections, flairer l'état de l'opinion. Il se résume à ceci : non seulement les Français ne font plus confiance aux hommes et femmes qui sont au pouvoir pour résoudre leurs problèmes, mais ils sont persuadés que leur futur est « ingouvernable ».

 

Il suffit pourtant de décoller les tympans et la rétine des discours et des images anxiogènes déversés chaque jour sur les écrans pour apercevoir une autre évidence : partout dans le monde, existe ce que la réalisatrice Mélanie Laurent dissèque adroitement dans son documentaire « Demain » César du meilleur documentaire dont nous vous avons parlé précédemment « Un gisement invisible de solutions collectives partout sur la Terre ». En d'autres termes, il semblerait que l'avenir de notre planète n'ait plus besoin, dans un premier temps, du politique pour advenir, des citoyens s'en chargent.

 

En agriculture, en énergie, en démocratie, en éducation, ils seraient des milliers sinon des millions à expérimenter dans le monde des modèles économiques sans en référer à de quelconques idéologies libérales, écologistes ou sociales-démocrates. On avait, en effet, oublié que les plus lucides de ceux et celles qui « rêvent d'un monde meilleur », selon l'expression consacrée, n'attendaient plus rien des pouvoirs locaux, nationaux ou internationaux pour ré enchanter leur quotidien.

 

Vivre ensemble autrement Alors Ils créent, partagent, réalisent silencieusement ce qu'ils imaginent : ici, aux États-Unis, des jardins potagers en zone urbaine ; là, en Finlande, des écoles publiques débarrassées du joug des inspections académiques ; en Normandie, des modèles agrobiologiques rentables à forte valeur ajoutée environnementale... Ce qui n'était, dans les années 1970, que des épiphénomènes sont, aujourd'hui, devenus de véritables mouvements citoyens que les pratiques de l'e-partage autorisent.

 

Que font alors les politiques pour dénier à cette réalité le droit d'être généralisée ? Comment se fait-il que les lobbys, qu'ils soient économiques ou socio-professionnels, continuent à ce point de régenter le regard de nos gouvernants sur la société, puisqu'il est prouvé que des solutions existent sans que des partis politiques en soient les inspirateurs ?

 

Ce Malaise dans la démocratie, récemment mis en lumière par le sociologue Jean-Pierre Le Goff , en dit long sur « l'angélisme » qui continue de perdurer dans les sphères d'un pouvoir où les experts et les technocrates occupent le terrain. Et ce sont évidemment les extrêmes qui, profitant de ce « malaise » font leur miel de ce rejet de l'establishment. Cette conséquence est très dangereuse si elle n’est pas maitrisée.

 

Ce qui est troublant, c'est d'observer que les domaines de l'agriculture, de l'énergie, de la démocratie et de l'éducation sont les plus féconds pour penser l'avenir, comme s'il était inscrit quelque part qu'il était temps d'en revenir aux fondamentaux pour se remettre à vivre ensemble autrement. S'il est clair qu'il n'y a plus à espérer de « l'homme providentiel » pour retrouver le goût de la démocratie, il est en revanche certain qu'il est encore possible d'y croire si on se donne la peine de regarder notre monde autrement

 

Conclusions : En tous domaines, les citoyens deviennent de plus en plus responsables de leur devenir. Toutefois, il semble malgré tout difficile de se passer de législation adaptée, c’est la raison pour laquelle, il serait préjudiciable de vouloir à tout prix se passer d’une gouvernance nationale pour consolider ces différents mouvements individuels et collectifs.

 

Ce ne sont pas les partis politiques dont dépendent actuellement nos élus, qui construiront cet avenir plein d’espérance. Ce sont les citoyens qui pourront le faire, à partir du moment où ils pourront prendre la parole à travers des référendums issus de leurs initiatives. Raison de plus pour défendre avec courage et acharnement, ce changement de philosophie qui découle de l’échec du personnel politique actuel cramponné à un système défectueux et à bout de souffle

 

Nous en appelons au soutien de vous tous, pour construire cet avenir. Ne négligez pas cet appel à responsabilités, pour faire vivre ce changement radical de philosophie politique dont notre pays a grandement besoin.