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POURQUOI FAIRE DE LA DÉMOCRATIE DIRECTE UNE GRANDE CAUSE NATIONALE ?

Mercredi, 14 Mars, 2012

Certains philosophes, dont Jean-Jacques Rousseau, n’envisage de démocratie que directe, fondant leurs réflexions en particulier sur les droits naturels des êtres humains et le pacte social qui les lie 

La politique, tout particulièrement une critique de la démocratie représentative montrant que ce système qui caractérise les États démocratiques modernes apparus depuis le xviiie siècle présente de nombreux défauts et qu'en réalité le peuple souverain y est dépossédé de son pouvoir. La démocratie directe apparaît alors comme une alternative aux systèmes existants.

Pour le Cercle des Citoyens, la démocratie directe n’est pas une alternative à la démocratie représentative, mais une complémentarité afin de créer un équilibre des pouvoirs. 

La démocratie semi directe est un régime politique où les règlements, les lois et les impôts sont votés non seulement par le Parlement mais aussi par les citoyens grâce au référendum d’initiative citoyenne.

Les expériences de démocratie directe dans plusieurs pays étrangers (la Suisse, le Liechtenstein, les États-Unis, l’Italie et l’Allemagne) donnent la preuve que ce système est sain, crédible et apporte un équilibre et une sécurité car il interdit l’oligarchie, l’élucratie.   

Cette pratique de la démocratie semi directe est pleine de bon sens et renforce la notion de devoir qui devrait animer l’ensemble du peuple. Celui qui consiste à participer à l’évolution des lois c'est-à-dire à la vie du pays.

L’intérêt de ce système est méconnu. Lorsqu’il est expliqué, lorsque son intérêt est démontré, alors là, c’est l’ensemble des auditeurs qui en devient le meilleur défenseur.

Il existe aujourd’hui une proposition de loi pour introduire le référendum d’initiative populaire dans notre Constitution. 77 députés seulement l’ont    déjà signée, c'est-à-dire 13.50 % de ces élus. Comparé aux 80 % de citoyens qui y sont favorable, c’est une preuve de plus, que nos députés ne sont pas représentatifs du peuple Français. Une fois élu, ils oublient de tenir compte de la volonté de leurs propres électeurs.

Les Français vont-ils enfin obtenir le droit de voter en direct la loi et l’impôt comme c’est écrit aux articles 6 et 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ? Nos compatriotes non élus doivent-ils rester des citoyens de deuxième classe ou seront-ils mis à égalité avec les élus comme c’est le cas en Suisse et dans quelques autres pays qui s’en portent bien.


  • Lorsque le Cercle des Citoyens Français s’installe dans le paysage humain de la France, il ne peut pas laisser de coté cet aspect de la démocratie, car sans le référendum d’initiative citoyenne, la démocratie n’est pas vivante, elle est tronquée.

  • Lorsque J.F. Kennedy disait : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous mais demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays »

  • Lorsque Pierre Mendès France écrivait : « Les institutions politiques et économiques d’un pays ne peuvent constituer à elles seules la démocratie : elles n’en sont que le cadre. En vérité, il n’y a pas de démocratie sans démocrates. Le propre de la démocratie est d’être volontaire et la démocratie est d’abord un état d’esprit.

    De quoi est fait cet état d’esprit ? Avant tout d’un intérêt profond pour le destin de la communauté à laquelle on appartient (compréhension, décision, action) du sentiment       qu’une vie humaine sera toujours amputée si elle reste bornée à un horizon individuel, de la conviction aussi que ce monde n’est pas le meilleur possible, que plus de raison et de justice doivent y régner et qu’il faut lutter pour les faire triompher. »


  • Lorsque le Général de Gaulle disait en Avril 1969 à la télévision : « Pour un grand nombre de professionnels de la politique qui ne se résignent pas à voir le peuple exercer sa souveraineté par-dessus leur intermédiaire, ainsi que pour certains juristes qui en sont restés au droit tel qu’il était au temps où cette pratique éminemment démocratique n’existait pas dans nos institutions, le référendum parait fâcheux et anormal. C’est parce qu’il est en somme la participation directe de chaque Français aux décisions qui concernent le sort de la France. »

  • Lorsque Alain Peyrefitte écrivait dans son livre « encore un effort Monsieur le Président » : « L’extension de la démocratie directe est conforme à un état évolué de civilisation, où les citoyens sont devenus capables d’exercer leur bon sens politique sur des sujets concrets et y aspirent. Elle les entraînerait à la réflexion collective, à l’éducation civique, à la démocratie quotidienne. Elle permettrait de faire reculer les féodalités abusives, partis ou syndicats, qui s’arrogent un monopole de représentation du peuple ou des travailleurs sans en assumer toujours les responsabilités. Ce serait la garantie la plus sûr de nos libertés ».

Est-ce que ces grands commis de l’état, lorsqu’ils s’exprimaient ainsi étaient des révolutionnaires. Non bien sûr, c’était tout simplement de grands démocrates.

Et bien aujourd’hui, en 2012, le personnel politique Français, ferait bien de tenir compte des enseignements que peuvent leur apporter ces très grands gouvernants car personne, oui je dis bien personne, ne peut leur contester le sens de la patrie, le sens de la nation, la qualité de grands serviteurs de l’état. Leur jugement à l’égard de la démocratie est tout à fait évident, c’est celui de l’expérience et du bon sens.

C’est la raison pour laquelle défendre la démocratie semi directe est un combat d’une grande noblesse, c’est le combat de la lucidité à l’égard du destin d’un grand pays comme la France.

Ce devrait être le combat de tout un chacun, le vrai combat pour la Liberté, pour l’équité, pour la défense d’une citoyenneté reconnue et appliquée. C’est le combat pour une vraie prise de conscience que la pratique de la démocratie semi directe c’est le contraire d’un régime coupé du peuple. De très nombreux exemples de cette pratique montrent que le bons sens l’emporte toujours et que même la démagogie s’en trouve éliminée.

La France a bien besoin de ce grand changement d’état d’esprit, de cette évolution de notre démocratie qui est pour l’instant très loin d’être exemplaire.

Respecter les articles 6 et 14 de la déclaration des droits de l’homme et du Citoyen, c’est remettre notre démocratie à l’endroit c'est-à-dire dans le bon sens.

Alain SANDLER
Président du Cercle des Citoyens Français