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Les problèmes de l'agriculture sont le reflet du mal français

Vendredi, 7 Août, 2015

 

L’agriculture française possède tous les atouts pour performer.  Mais l’Allemagne, dans ce domaine comme dans d’autres, nous a largement dépassé depuis 1997.    

Notre agriculture est pourtant très bien positionnée pour répondre à une demande qui augmentera de plus de 5O % dans les prochaines décennies grâce à une population mondiale  qui comptera 9,5 milliards  d’individus en 2050.

L’espace agricole en France est de plus de 30 millions d’hectares, , d’importantes ressources en eau, un climat tempéré, des filières d’excellence comme le vin ou les céréales, la réputation de la marque France pour ses produits de qualité et de luxe, des pôles forts de recherche publics et privés.

Malgré cela notre agriculture est sinistrée, comme l’ensemble de notre industrie. La crise de l’élevage n’est est qu’une illustration. Cet élevage qui ne représente plus que 1.6 % de notre PIB avec 490 000 exploitations dont 10 000 sont en faillite. Ses parts de marché ont chuté de 8 % à 5.4 % du marché mondial depuis 1997.

Les plans d’aides d’urgence sont inutiles, il faut s’attaquer aux véritables maux et non aux conséquences, comme le font régulièrement nos dirigeants politiques.

Le contraste avec l’agriculture allemande entre autres,  est cruel. L’Allemagne s’est engagée dans une révolution agricole incluse dans sa révolution industrielle. Elle est devenue ainsi, avec 54 milliards d’euros de vente, par ses producteurs de porcs et de lait, le 3° exportateur mondial. Une réussite fondée essentiellement sur la compétitivité, qui lui permet de pratiquer des prix inférieurs d’un tiers aux nôtres. On voit bien que l’euro n’est pour rien dans le problème Français les Allemands étant placés sur le même plan que nous. Cette stratégie allemande basée sur l’industrialisation et la concentration des exploitations (285 000 pour une surface moyenne de 59 hectares contre 472 000 en France pour une surface moyenne de 38 hectares en 2000), la standardisation de l’offre, l’organisation de filières articulées a l’industrie à l’exemple des synergies entre élevage et abattage.

A l’inverse le modèle agricole français ancré dans l’économie administrée et coupée des marchés, est insoutenable. Nos exploitations trop nombreuses et trop petites, souffrent d’un handicap de compétitivité face aux productions industrialisées et aux efforts de rationalisation de l’Europe du Sud.

Loin de cette modernisation les exploitations françaises souffrent et sont dévastées par 4 fléaux :

Inflation des normes, explosion des taxes et des charges,  positionnement flou sur les marchés mondiaux, surendettement qui interdit les gros investissements.

L’avance technologique française a disparu avec l’interdiction  de facto des OGM et des biotechnologies. En quelques années la France a perdu son leadership en Europe et ce pour avoir ignoré le basculement de la chimie vers les biotechnologies, le changement climatique, la réorganisation de la PAC.

Mais ne perdons pas de vue que la crise de l’agriculture symbolise la débâcle de la production française. Partout, l’euthanasie de notre production, découle des mêmes anomalies : chute des marges qui entraine la multiplication des disparitions, inflation des normes et des prélèvements de l’état qui atteignent 18 % du PIB (contre 14.50 % en Italie et 9 % en Allemagne) coût du travail le plus élevé du monde développé.

Or une société ne peut s’enrichir et se développer que par sa production. La France continue à consommer et à distribuer des revenus en ayant recours à l’endettement. C’est une politique de gribouille indigne d’un pays civilisé et la France, pays très riche, s’appauvrit de jours en jours.

La situation de la France exige un plan de modernisation pour remettre à niveau les facteurs de production : le travail par la sortie des 35 heures, la flexibilité du marché et la réforme du système éducatif adapté aux besoins du pays, le démantèlement de la fiscalité confiscatoire qui dégoute les investisseurs, la baisse du cout de l’énergie, l’incitation à l’innovation (déconstitutionnalisation du principe de précaution qui une aberration dans le monde moderne)

La France a besoin d’une thérapie de choc par une révolution intellectuelle et morale pour convertir un modèle étatique en modèle entrepreneurial de prise de responsabilité et de suppression de l’assistanat. Seule la solidarité devant jouer son rôle. On ne peut distribuer que les richesses produites et non à crédit.

Il ne sert à rien d’acheter français, en subventionnant la consommation de biens et de services non compétitifs, après avoir taxé les entreprises chargées de les fournir. C’est le serpent qui se mord la queue.

Il est nécessaire de produire français de manière performante pour vendre dans le monde entier. C’est le B A  Ba de la bonne gestion. Mais le personnel politique français ne semble pas en être conscient et de ce fait, il ne fait rien qui aille dans le sens des réformes indispensables pour que la France ne s’enfonce plus dans la décadence.

"Le vrai problème c'est l'Europe ! Il faut réformer la PAC. Depuis la disparition des Quotas les pays de l'union se livrent à une guerre fratricide qui lamine les producteurs Français. Comment s'en sortir quand, en Allemagne le cout horaire des travailleurs détachés est de 6 euros quand en France il est de 15 ?

La France souffre notamment des pratiques des abattoirs Allemands qui emploient des travailleurs étrangers ...pratique autorisée en Allemagne, une entreprise Sarthoise a appliqué cette méthode rapporte l'avocat Christophe Charles ...il a eu immédiatement un contrôle de l'inspection du travail un redressement de la MSA , et une citation directe devant le tribunal correctionnel pour exécution d'un travail dissimulé "

Vous avez dit justice ? En réalité on trouve bien chez nous l'argent pour payer ces fonctionnaires et assimilés qui se retranchent sur une législation ubuesque pour achever ceux qui bossent et continuer à boire à la machine à café.

 

 

 

Comment faut-il le dire pour convaincre les Français que la solution n’est pas dans le système des partis actuels, mais dans une 6ème République, qui saura en sortir.

Pour cela, les Citoyens doivent prendre la parole, le personnel politique ne coupera pas la branche sur laquelle il est confortablement installé. Il faut le contraindre à le faire, c’est la seule solution pour en sortir.