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LA FRANCE VA MAL

Vendredi, 9 Janvier, 2015

En cette première semaine de l’année, tout le monde est d’accord sur un point : « la France va mal ».

 

Quelles en sont les causes ? A qui la faute ?

 

Le vrai coupable ce n’est ni la mondialisation, ni l’Europe, ni les Etats Unis, comme on essaye de nous en convaincre.

 

 Il ne faut pas se tromper d’ennemi. Le vrai coupable est ailleurs. C’est l’état à la fois obèse et impotent. Ce sont les lobbies des technocrates, les oligarchies, les administrations pléthoriques et destructrices. Ce sont aussi les personnels politiques irresponsables et souvent incompétents.

 

 La question qui se pose aujourd’hui est : peut-on réformer l’état ?

 

La réponse est  malheureusement non, dans l’état actuel de notre système politique bloquant.  Malgré des dizaines et des dizaines de rapports, d’études, de livres, de déclarations, d’expertises qui traitent de la nécessaire réforme de la fonction publique, des retraites, de la sécurité sociale, du temps de travail, de l’éducation nationale et des services publics, rien ne se fait. La réforme de l’état est une véritable obsession qui ne débouche sur rien de concret. Bien au contraire, plus les gouvernants annoncent la réforme de l’état, plus il grandit et grossit. Alors qu’à l’évidence il faut maitriser les dépenses publiques et le nombre de fonctionnaires, les administrations continuent à se gonfler et de nouvelles structures font leur apparition. Exemples : on veut supprimer les départements on crée les Métropoles, les Communes sont trop petites on crée les communautés de communes !!!

 

EDF/GDF, la Poste, la SNCF, les transports publics augmentent leurs tarifs, demandent de plus en plus de subventions et en dépit d’une situation financière catastrophique, concèdent toujours plus de privilèges à leurs agents.

 

Nos élus veulent donner l’illusion de l’efficacité en créant sans cesse de nouveaux établissements publics, de nouveaux observatoires de ceci ou de cela, alors qu’il en existe déjà plus de 1200, tous subventionnés, c’est-à-dire vivant sur le dos des contribuables.

Notre pays détient un certain nombre de records désastreux pour notre équilibre financier : le plus grand nombre d’élus par habitants, le plus grand nombre de communes, une résidence présidentielle la plus couteuse d’Europe, Un train de vie des élus le plus dispendieux, etc.

 

Quant aux ministères, à quoi bon un ministère du tourisme, de la culture, de l’environnement, des anciens combattants, alors que dans d’autres pays ce genre d’administration n’existe pas, et ils ne s’en portent pas plus mal. Notre état est omniprésent, il veut se mêler de tout et il le fait mal, par méconnaissance des réalités de terrain. C’est ainsi que la France connait de grands scandales : l’affaire ELF, le Crédit lyonnais, les ventes d’armes à TAIWAN, et le paradis du comité d’entreprise d’EDF-GDF. Sans parler de l’affaire Adidas et de Bernard TAPIE. De nombreux hommes politiques sont mêlés dans des affaires financières très troubles, ce qui ne les empêche pas de retrouver rapidement leurs positions politiques au lieu d’être inéligibles à vie.  Mais là, les électeurs se laissent avoir, au lieu d’éliminer les canards boiteux lors des élections, ils les réélisent…

 

La vraie fracture sociale, est entre le secteur public hors contrôle protégé et grassement subventionné et le secteur privé méprisé et étouffé (ceux qui souhaitent réussir dans le privé, particulièrement les jeunes, choisissent souvent l’exil à l’étranger, ce qui est dramatique pour l’avenir de notre pays).

 

Cette étatisation de la société française est réussie, grâce à nos gouvernants, les hauts fonctionnaires sortis de l’ENA (Ecole Nationale d’Administration)  où l’on apprend l’art de la bureaucratie. Ils sont à des années lumières des réalités du pays, ils ont phagocyté des pans entiers du mécanisme de décision en inculquant aux politiques le réflexe de l’inaction. Les 35 heures sont un boulet pour l’économie, mais il ne faut pas y toucher : c’est un acquis social !!!

 

L’étatisme Français a cassé les ressorts  de la société civile et répandu au sein de la classe politique le syndrome de la castration en la rendant incapable de prendre les bonnes initiatives.

 

Il n’y a aucun contre-pouvoir, pour résister à cette situation, qui devient évidente : l’Etat tue la France.

 

Et pendant ce temps-là, des transformations énormes ont lieu dans de nombreux pays, de la Nouvelle Zélande à l’Estonie, de la Suède au Chili, en passant par le Canada. Dans ces différents pays, la majorité des services publics sont privatisés, le nombre de fonctionnaires est réduit tous les ans et leur statut complètement transformés (dans plusieurs cas, le statut de fonctionnaire n’existe même plus.) Dans de très nombreux pays, l’état est dégonflé, amaigri, dépossédé de ses missions non régaliennes. Dans ces évolutions, qui dépendent d’une volonté politique, le rôle joué par la société civile est très important.

 

Le Cercle des Citoyens Français, défend avec détermination, l’idée que notre pays a devant lui deux hypothèses : le renouveau par les réformes fondamentales ou la déchéance. A ce jour, il n’existe pas un seul parti politique qui défende tout simplement, dans un programme clair et daté, le plan de réforme, que réclame une majorité de Français. C’est inconcevable.

 

Aujourd’hui notre pays est divisé entre ceux qui défendent le maintien dans l’Europe et ceux qui veulent en sortir à tout prix. Ce combat c’est l’arbre qui cache la forêt.

 

La France possède en elle-même les solutions pour s’en sortir à une seule condition, c’est de les appliquer avec rigueur et sans tarder. La question de la sortie ou du maintien dans l’Europe, devra se poser, lorsque la France aura résolu d’abord ses problèmes étatiques. Il ne faut pas se tromper de priorités.

 

La France est en position de faiblesse, elle doit impérativement renouer avec la compétitivité, le dynamisme, la confiance des Français en son avenir, sa grandeur. Les Français ont leur avenir entre leurs mains mais ce qui est dramatique c’est qu’ils ne croient plus en eux. A qui la faute ?  À celles et ceux qui ont échoué lamentablement en gérant notre pays en dépit du bon sens. Aux partis politiques qui se moquent de l’intérêt général et privilégient leurs intérêts particuliers. La démocratie représentative n’a plus de représentative que son nom. Elle a besoin de la souveraineté du peuple pour remédier à ce triste système politique français.

 

Les Français se doivent de sortir de leur torpeur, ils se doivent de ne plus voter pour un homme, pour un parti, mais pour des idées.