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COMMENT SORTIR D'UN SYSTEME POLITIQUE QUI DETRUIT NOTRE ECONOMIE

Mercredi, 13 Juillet, 2016

 

Comment sortir du système bloquant qui détruit l’économie française depuis des décennies au détriment de la société civile qui n’en peut plus de subir les méfaits des politiques menées

 

 

 

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La France détient le record du monde du nombre d’élus par habitant (1 élu pour 105 habitants) tout en supportant une des pressions fiscales les plus fortes. Il s’agit là d’une anomalie criante qui fait se détourner de la politique une masse de plus en plus importante de citoyens. Les abstentionnistes sont majoritaires en France et pourtant s’abstenir c’est subir. Les Français pensent qu’ils n’y peuvent rien : c’est une erreur.

 

 

 

Mais je sais, peut être comme vous, que ces chiffres sont trompeurs. Il faut regarder ce que coûte et ce que fait chaque élu. Il faut aussi voir l’incidence des mandats multiples, notre président a décidé de supprimer le cumul, mais la plupart des candidats à sa succession promettent de le réintégrer dans le système clanique qu’ils protègent.

 

 

 

Si nous comparons à quelques autres pays, nous pouvons vérifier que nous avons beaucoup, beaucoup trop de sénateurs (4 fois plus qu’en Allemagne, et ils coûtent très chers), trop de députés (et on vient d’en rajouter 10 avec les députés de l’étranger), et beaucoup, beaucoup trop de communes, ce qui explique en grande partie la complexité des pouvoirs en France. Ce conglomérat d’élus est une des tares de notre système très tortueux et confus.

 

 

 

C’est évidemment de là que vient l’anomalie la plus grave. Nous avons de loin le plus grand nombre de communes : 3 fois plus que l’Allemagne qui est plus peuplée, et 46% des communes de l’UE (27 pays, 500 millions d’habitants) pour seulement chez nous 16.5 % de la population européenne

 

 

 

Mais nous détenons aussi le record du monde du nombre de cumulant ce qui a pour conséquence la concentration des pouvoirs et les conflits d’intérêt.

 

 

 

Je cite Urba News : la population médiane d’une commune française est de 423 habitants contre 2 300 en Italie et 11 000 en Belgique. De nombreuses tentatives de diminution du nombre de communes ont été entreprises par le passé, notamment en 1959 : 350 communes fusionnèrent ; et depuis 1971, la Loi Marcellin permet aux communes fusionnant de recevoir une aide financière, mais seulement 1 300 communes s’y sont résolues, certaines d’entre elles ont le statut de commune associée.

 

 

 

 Depuis cette date, il y a 1 100 communes de moins en France. Lors de la dernière décennie, la tendance était plutôt à la dé fusion plutôt qu’à la fusion..

 

 

 

En Belgique, le nombre de communes est passé de 2 663 à 589 de 1961 à 1977, suite à la suppression de communes grâce à certaines dispositions de la Loi unique de 1961. Quand les Belges s’y mettent, cela se voit. Rappelons que ce pays remarquable a réussi à vivre normalement sans gouvernement pendant 600 jours environ. Normalement ! Les gosses allaient à l’école, les braqueurs de banques étaient poursuivis, il n’y a pas eu de coupure de courant, la pression fiscale (42%) n’a pas augmenté et les trains étaient (à peu près) à l’heure. Voilà des gens concrets !

 

A tous les élus, j’oserai dire ceci : dans une France en crise (chômage, dette, déficit, pression fiscale…), vous faites partie du problème et non pas de la solution, quelle que soit votre couleur politique. La simplification fait partie intégrante de vos responsabilités.

 

 

 

Opposer la droite et la gauche à ce sujet n’a plus aucun sens. En revanche considérant ce que coûte notre état obèse : 57.50 % du PIB et l’importance des budget gérés par des élus qui en demandent toujours plus, (cela, c’est très grave).  Il faut s’adresser au plus grand nombre : aux conseillers municipaux et leur  demander des actes courageux et conformes à l’attente des Français. Il faut donner le signal de la révolution par les urnes.

 

 

 

Ils doivent se  mettre dans le sens de l’histoire. Regarder et écouter la croissance des mouvements de tous bords politiques (Avaaz, iFRAP, Cri du Contribuable, ATTAC, le cercle des citoyens français, territoires en mouvement, génération citoyens, nous citoyens, bleu blanc zèbre  etc., etc.) qui posent publiquement, de plus en plus fortement, la question de rendre les politiques plus responsables des finances publiques, et de la Concertation Citoyenne.

 

 Le ressenti des Français est de plus en plus hostile à notre système oligarchique.

 

Servons-nous des lois et statuts existants, et changeons de camp : poussons nous-mêmes à la fusion des communes. Poussons les maires à la consultation ouverte. Posons la question ouvertement : En France, comment faisons nous pour rationaliser le mille-feuille territorial qui est devenu un maquis inextricable. .

 

Entre la commune de base et le Sénat, nous avons un feuilleté de sept couches contre quatre en Allemagne ou en Angleterre. 

 

 

 

Soyons de ceux qui militent pour supprimer des couches du feuilleté. Reprenons les termes de la Loi Marcellin de 1971 qui fut un échec, voyons pourquoi, et nous devrions reprendre la question en la combinant avec des moratoires sur la dette des collectivités sous condition de fusions. Du courage, que diable !

 

 

 

Radioscopie du paysage politique français :

 

 

 

577 députés, 343 sénateurs, 2 040 conseillers régionaux (en comptant les 51 membres de l’assemblée territoriale corse, auxquels s’ajoutent les 131 représentants des assemblées de la Nouvelle-Calédonie, de Polynésie et de Wallis et Futuna), 4 042 conseillers généraux (+ conseillers de Paris), 36 635 maires, 519 417 conseillers municipaux, 78 députés européens, environ 38 000 élus intercommunaux.

 

A cet aéropage il faut ajouter le Conseil Economique Social et environnemental qui compte environ  près de 3 000 conseillers largement rétribués pour une inefficacité exemplaire et environ 1200 agences de l’état qui ne sont pas plus utiles que le C.E.S.E. Puis il ne faut pas oublier la Cour des Comptes et le Conseil Constitutionnel.

 

L’ensemble de ce personnel, auquel aucun parti ne parle de toucher, est bien entendu à la charge des contribuables (50 % des Français). Je ne parle pas non plus de l’ensemble du personnel de l’Elysée.

 

Quant au nombre de fonctionnaires, il est anormalement élevé.

 

On comprend pourquoi l’état coûte 57.50 % du Produit Intérieur Brut, alors qu’en Allemagne c’est 49 %. On comprend aussi pourquoi, avec de tels couts de fonctionnement, notre compétitivité est battue en brèche et notre balance commerciale de ce fait est dangereusement dans le rouge (+ de 80 milliards de déficit).

 

L’exemple ne venant pas d’en haut, il doit venir d’en bas. Il faut renverser la pyramide des pouvoirs. Les Français se doivent de crier halte au feu, et demander la mise en œuvre du référendum d’initiative citoyenne, pour s’attaquer eux-mêmes aux réformes que se refusent de mettre en œuvre le personnel politique en place.

 

Mais la responsabilité citoyenne est elle aussi engagée. La valeur travail doit être redorée. La France est le pays qui travaille le moins avec ses 35 heures payées 39, qui sont coupables d’une sous production dans la compétitivité mondiale. On ne peut pas prétendre sortir de la crise avec un ratio coût/production supérieur à la concurrence. C’est aussi ce qui explique en partie les délocalisations. Dire que certains parlent de 32 heures… Si elles sont payées 32 heures, pourquoi pas, mais il ne peut alors s’agir que de temps partiel. Le temps plein doit revenir à 39 heures payées 39, temps à partir duquel seront décomptées les heures supplémentaires.

 

Les citoyens se doivent surtout de ne plus voter pour celles et ceux qui contribuent à ce système néfaste pour la France et les Français.

 

Ils doivent sonner le réveil des endormis et stopper net cette inflation des mauvais pouvoirs.

 

Les Citoyens de la société civile doivent faire leur entrée à l’assemblée nationale, lieu de pouvoir où ils sont pour l’instant totalement absents. Ceci expliquant cela.

 

 En 2017, les candidats de, doivent être celles et ceux qui feront pencher la balance du bon côté, quelle que soit le nouveau Président de la République. Le monde du silence actuel pourra alors prendre efficacement la parole. La société civile se doit de bouger.

 

 

C’est de la responsabilité des électeurs, qui ne doivent plus se laisser endormir par les belles paroles des politiciens carriéristes, mais voter pour leurs semblables, pour celles et ceux qui aujourd’hui subissent les affres du système et qui demain pourront changer la France, s’ils sont suffisamment nombreux